L'Economie Sociale et Solidaire en pratique
L’économie sociale : le collectif avant tout …
L’économie sociale est le terme généralement employé pour désigner les groupements de personnes jouant un rôle économique : mutuelles (assurance, prévoyance santé), coopératives (salariés, usagers d’entreprises), associations et fondations.
Ces organisations se distinguent des entreprises capitalistes en ce qu’elles réunissent des personnes avant de réunir des capitaux.
C’est sous l’influence de différents courants (humanistes, chrétiens, libéraux) et de quelques grandes figures de l’histoire (Claude Henri de Saint-Simon, Charles Fourier, Pierre Joseph Proudhon, Charles Gide) que l’économie sociale prend son essor au XIXème siècle.
Il s’agit de constituer une économie au service de l’homme en réponse à l’économie capitaliste qui place l’homme au service de l’économie.
Elle est également dénommée "tiers secteur", par opposition au secteur capitaliste et public.
Et la solidarité pour principe
La définition de l’économie sociale est changeante et se recompose sans cesse en fonction de l’évolution de la réalité économique et sociale de la société.
L’économie solidaire est une branche de l’économie sociale, née dans les années 80. On peut regrouper sous ce terme aussi bien l’insertion par l’activité économique, l’épargne solidaire, le commerce équitable, que le développement durable.
Pour plus de détails, voir le manifeste de l’économie solidaire.
Reconnaissable à travers ses valeurs
L’ESS (l’Economie Sociale et Solidaire) est une aventure collective dont l’ambitieux projet est de faire preuve d’inventivité en apportant de nouvelles réponses aux questions sociales.
C’est donc d’abord par les valeurs qui le caractérisent que l’on identifie un acteur de l’ESS :
Solidarité entre les membres, utilité sociale plutôt que recherche de profit, proximité locale, vision commune.
Quelques principes communs régissent les organisations de l’ESS :
- La non redistribution individuelle des profits réalisés
- La liberté d’adhésion
- La démocratie fondée sur le principe « une personne, une voix »
- La solidarité
- L’épanouissement de la personne humaine
Pour plus de détails, voir la charte de l’économie sociale.
Un poids lourd de l’économie
Chaque personne vivant en France est aujourd’hui en contact avec l’économie sociale.
On dénombre près de 850 000 associations (culturelles, sportives, humanitaires, etc.), 21 000 coopératives (agricoles, viticoles, les centres Leclerc, etc.), 2250 mutuelles de santé et d’assurance (1 automobile sur 2) et plus de 2 000 fondations.
Tout cela représente plus de 2 millions de salariés.
Réunis, les représentants de l’ESS participent à hauteur d’environ 10% du PIB.
Un vivier d’innovation (source : CEGES)
Sait-on que de grandes innovations qui font aujourd'hui partie de la vie quotidienne sont issues de l'économie sociale ? Quelques exemples à l'initiative :
- des mutuelles santé-prévoyance : création de la Sécurité Sociale via les sociétés de secours mutuels, la couverture maladie universelle, les indemnités journalières en cas d'accident, le médicament générique...
- des associations : l'aide à domicile, l'alternative à l'hospitalisation, la prise en charge des handicapés, le titre emploi service, les villages de vacances...
- des mutuelles assurances : le constat amiable, les garages agréés, le tiers-payant en assurance automobile, le recours précoce à l'informatisation des relations assureurs-experts-réparateurs en automobile, ...
- des coopératives : le contrôle qualité des produits, l'animation sociale en milieu rural, le prix du livre, les prêts bancaires à taux variable...
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